A l’heure où nous écrivons ces lignes, les bulles de champagne et les toasts au saumon sont encore à peine digérés. Nous venons de célébrer l’entrée dans l’année 2025. Le moment idéal pour évoquer les fameuses « bonnes résolutions » de nouvelle année.
L’origine des bonnes résolutions ?
Nous avons mené notre petite enquête : la tradition des bonnes résolutions remonte à plus de 4000 ans. Déjà les babyloniens faisaient du changement d’année une occasion de réflexion et de renouveau. Si cet élan perdure depuis si longtemps, c’est qu’il vient répondre à une aspiration profonde : celle de se sentir évoluer en tant qu’être humain, d’avancer sur notre chemin de vie et de se rapprocher d’une sorte d’idéal. Ce rituel qui peut sembler à certains un peu ridicule vient donc répondre à un besoin fondamental, qui se trouve très haut dans la pyramide de Maslow : le besoin de réalisation et d’accomplissement personnel. Une quête quasi spirituelle…
De quoi nous donner envie de nous pencher plus sérieusement sur la question.
Comment choisir vos bonnes résolutions ?
Une bonne résolution, c’est une promesse qu’on se fait à soi-même. Cette démarche est personnelle, intime. Impossible donc de se faire dicter, imposer une résolution par son conjoint ou son supérieur hiérarchique. Comme évoqué plus haut, la résolution de début d’année doit venir nourrir ce qui est vraiment important pour soi. Il convient donc au préalable de réfléchir à ses aspirations profondes et de prendre le temps de se connecter à elles. Une petite introspection qui fera une grande différence.
Une fois identifiée, la façon dont vous allez formuler cette promesse faite à vous-même est importante car elle doit générer chez vous du plaisir, une réelle envie. Pour vous donner toutes les chances de transformer l’intention en réalité, cette promesse doit vous mettre en énergie. Exit les « En 2025 il faut absolument que je me mette au sport » ou « En 2025 j’arrête de m’énerver contre mes collègues », qui ressemblent plus à des injonctions contraignantes et qui ont peu de chance de vous mettre en joie. En avant pour une formulation inspirante, à même de faire vibrer toutes les fibres de votre être jusqu’au 31 décembre 2025.
Enfin, un écueil serait de vouloir être trop ambitieux. Une liste à la Prévert de bonnes résolutions a toutes les chances de vous conduire nulle part. Soyez focus. Le GPS interne qu’est votre cerveau doit avoir une direction claire pour se mettre en chemin. Impossible de se mettre en route pour Lille et Marseille en même temps. Choisissez donc LA bonne résolution que vous avez vraiment envie de suivre pour 2025. Si vous voulez vous livrer à une petite négociation avec vous-même, vous pouvez éventuellement vous accorder une résolution dans votre sphère privée et une autre dans votre sphère professionnelle. Et c’est tout !
Existe-t-il des mauvaises bonnes résolutions ?!
Malheureusement oui, et elles sont faciles à reconnaître. Ce sont celles qui reviennent d’année en année. Elles se réinvitent chaque mois de Janvier. Vous avez beau vous dire : « Allez, cette année, je m’y mets pour de vrai. Promis promis ». Rien à faire.
Plusieurs hypothèses possibles.
Au fond cette intention ne rejoint pas vraiment votre vision de la meilleure personne que vous souhaitez être. Peut-être répondez-vous à une injonction extérieure à vous-même (injonction familiale, sociale, sociétale…).
Il est aussi possible que cette intention soit formulée de façon peu engageante, ou trop ambitieuse. Ce qui vous amène à la vivre comme une contrainte, ou comme un Himalaya inatteignable. Il va falloir rabattre votre ambition pour vous donner les chances de vous mettre en chemin.
Enfin, peut-être n’avez-vous pas trouver les moyens de passer en mode « action ». Ce qui nous mène à cette question décisive :
Comment se mettre en mouvement ?
Pour démarrer, comme tout bon projet, votre résolution doit prendre corps dans des actions concrètes. Vous avez envie de réduire votre impact sur l’environnement ? Très concrètement, qu’allez-vous faire différemment, qu’allez-vous mettre en place ? Quelles sont les 2 ou 3 nouveaux gestes que vous aimeriez intégrer dans votre quotidien ? Transformez votre résolution en actes tangibles.
Ensuite, privilégiez l’approche Kaisen : un petit pas après l’autre. Trop de belles résolutions sont mortes et enterrées dès le mois de février. Une micro avancée chaque jour, un accomplissement même modeste chaque semaine vaudra bien mieux qu’un mois de janvier en feu d’artifice. Comme l’évoque Darren Hardy dans son ouvrage, c’est L’effet cumulé de petites actions qui mène aux grands objectifs. Cette vision des choses est fondamentale car elle permet d’éprouver une grande satisfaction à chaque petite étape, sans attendre d’être arrivé à l’objectif. Or c’est cette autosatisfaction, ce plaisir ressenti et toute la dopamine qui va avec qui vont vous motiver à poser la petite pierre suivante. Faites de chaque micro réalisation une avancée majeure.
Enfin, une bonne idée consiste à vous acheter un joli carnet en début d’année, à inscrire votre résolution en spécifiant ce qui vous fait envie, en quoi cela nourrit vos aspirations et en indiquant les actions que vous imaginez mettre en place accompagnées d’un timing approximatif ou d’une fréquence. Laissez-le prendre la poussière sur votre table de nuit, et rouvrez-le de temps en temps pour reconvoquer votre intention et apprécier les premières avances, aussi modestes soient-elles.
Et si, malgré tous ces bons conseils, je n’y arrive pas ?
Et bien tant pis. Laissez tomber ! C’est que ça n’est pas la bonne résolution, ou pas le bon moment. Encore une fois, plus vous vous sentirez contraint, y compris par vos propres injonctions, plus votre cerveau résistera. Mieux vaut lâcher que transformer une belle résolution de début d’année en chemin de croix.
Toute l’équipe d’IDAE vous adresse ses meilleurs vœux et vous souhaite de pouvoir vous mettre en chemin vers de magnifiques résolutions !